R.L. Stevenson


Robert Louis Stevenson (1850-1894) était un écrivain écossais, célèbre pour ses romans d’aventures tels que « L’île au trésor », « Enlevé! » et « Le Maître de Ballantrae ». Il a également écrit des récits de voyage, des poèmes, des essais et des nouvelles.

Stevenson a grandi dans une famille aisée d’Édimbourg et a étudié le droit à l’université d’Édimbourg avant de se tourner vers l’écriture. Ses premiers ouvrages, tels que « Voyage avec un âne dans les Cévennes » et « Les gais lurons », reflètent son intérêt pour les voyages et l’aventure.

« L’île au trésor » est probablement son roman le plus célèbre. Publié en 1883, il raconte l’histoire de Jim Hawkins, un jeune garçon qui part à la recherche d’un trésor sur une île mystérieuse. Le roman a connu un grand succès à sa sortie et est devenu un classique de la littérature d’aventures.

Stevenson a également écrit des romans pour adultes, tels que « Le cas étrange du Dr Jekyll et de Mr Hyde », qui explore les thèmes de la dualité de la nature humaine et de l’identité. Ce roman est également devenu un classique de la littérature et a inspiré de nombreuses adaptations cinématographiques et théâtrales.

Robert Louis Stevenson était également un voyageur passionné et a parcouru le monde en quête d’aventure et d’inspiration pour ses écrits. Il a notamment vécu en Polynésie, où il a écrit « L’Île des voix » et « Le Nègre de l’Étoile du Sud ». Stevenson est décédé à l’âge de 44 ans des suites d’une maladie, mais son œuvre continue d’être appréciée et étudiée aujourd’hui.

R.L. Stevenson à Barbizon.

Extrait du livre R.L. Stevenson les années bohémiennes 1850/1880.

De Michel Le Bris éditions NIL ISBN 2-84111-001-X.

… Le lendemain, les deux cousins partirent pour Barbizon, que Bob voulait lui faire connaître. Will Low, qui devait présenter un tableau au jury du Salon, préféra rester travailler.

Les grandes heures de Barbizon étaient passées. La mort de Millet, en janvier, puis celle de Corot, en février, avait cruellement marqué qu’une époque, avant eux, s’achevait. Pendant quarante années Barbizon, Auvers-sur-Oise, Chailly, Marlotte, autour de la foret de Fontainebleau, avaient été autant de lieux de ressourcement pour la peinture française, où par un contact retrouvé é avec la nature elle avait enfin trouvé une autre voie que l’imitation obligée de l’antique, ou les pontifes d’un romantisme superficiel. Théodore Rousseau, s’était installé en 1836 à Barbion, où il avait trouvé Diaz, et Troyon, puis Daubigny les vinrent voir bientôt. Millet fuyant le choléra à Paris avait rejoint Rousseau en 39, en compagnie de Charles Jacque, et Daubigny avait élu domicile à Auvers-sur-Oise ; Tous ces grands ancêtres étaient morts, ou en fin de carrière. Diaz allait mourir l’année suivante, et Daubigny en 1878, mais ils pouvaient soutenir fièrement qu’ils avaient réussi à faire sortir les peintres français de leurs ateliers, pour leur faire retrouver le monde, l’éclat du dehors, les frissons de la lumière – et la peinture nouvelle qui s’annonçait leur était, au moins redevable de cela. En 63, Monet, Renoir, Bazille avait poussé leurs vacances de Pâques à Chailly, d’où ils partirent chaque matin travailler en forêt, et Diaz bien volontiers les avait conseillés. Renoir, ébloui, avait fait maints séjours à Marlotte et à Chailly. Corot avait séjourné à Fontainebleau, en 1865, l’année même où Renoir et Sisley étaient les voisins de Monet à Marlotte – Monet dont impression, soleil levant, peint en 1872, allait donné son nom à l’impressionnisme. La mort de Millet et de Corot, la première exposition impressionniste en 1874, marquaient un changement d’époque, mais l’école de Barbizon avait joué son rôle dans l’accouchement de la peinture nouvelle.

——Dans le train pour Melun, ce matin là, puis dans le grand break jaune de M. Lejosne qui les conduidit jusqu’à l’auberge ; Bob ne tarisssait d’éloges sur cette vie communautaire qui les semblait y entendre comme la concrétisation de leurs rêves de jeunesse, à Edimbourg, d’une communauté esthétique. …
…Barbizon sommeillait en lisière de forêt, si près que les arbres du bornage jouxtaient les dernières maisons. La rusticité des lieux, le surprit, ce n’était qu’un village, encore, de paysans. Une rue, unique, le traversait, qu’on devinait recente ; quelques années auparavant elle n’était qu’un chemin verdoyant, lui expliqua Bob, où les vaches broussaient, sur le seuil des demeures. Le grand Break de Lejosne s’arréta presque en bout de rue, devant une grande porte – l’auberge de Siron, dont Bob depuis le matin n’avait cessé de lui parler, ce havre de paix, cette nouvelle Thélème, où leur bande, chaque été, reprenait ses quartiers ! Pour l’heure, elle était vide, où à peu près. Le porche ouvrait sur une vaste cour, où l’on venait le soir fumer un dernier cigare en buvant un vermouth, lui expliqua Bob, dont l’excitation faisait plaisir à voir, là se trouvait la de billard, là le pigeonnier… L’arrivée à grand cris de maitre Siron montrait, de toute évidence, que l’aimable Bob ( ou « Monsieur Stennis », comme on l’appelait ici) était une figure du lieu.

Extrait du livre R.L. Stevenson Les années bohémiennes 1850/1880


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